Oh lala. J’ai hâte de voir la suite des choses.
J’ai hâte de voir à la fin de la saison. J’ai hâte de lire les chiffres. Et j’espère que la Canadien va regretter. Parce que si le Canadien regrette, ça voudra dire que le gros Guillaume aura connu une bonne année. C’est la moindre des choses quand on compte le nombre de québécois dans la ligue. Qu’un des nôtres réussisse, c’est ce qu’on espère tous. C’est ce qu’on souhaite.
Pourquoi Guillaume a-t-il raté sa chance avec le Canadien ? Il est difficile voire impossible de blâmer la direction du club d’avoir jeté l’éponge. Que ce soit Claude Julien, que ce soit Guy Carbonneau, ou Bob Gainey, ou Jacques Martin ils ont tous donné la chance au jeune homme de se distinguer. Quelque chose bloque. Quelque chose ne va pas. Et les hypothèses sont nombreuses. Est-ce l’insupportable pression de devoir être l’héritier des grands québécois de l’histoire du club ? DE Lafleur à Damphousse, de Béliveau à Richer, en passant par le Bleuet ou Cournoyer ?
Est-ce qu’on le voyait plus gros qu’il ne l’était ?
« On » étant la presse, « on » étant vous le public, les partisans.
Est-ce que Guillaume Latendresse a été trop aimé, trop vite et pour des raisons qui ne tenaient pas la route ?
Était-il moins bon qu’on le souhaitait tous ?
Avait-il l’éthique de travail nécessaire à lui assurer une longue carrière dans la capitale mondiale du hockey ?
Une chose est certaine, plus les années, les mois, les semaines et les jours passaient, et plus ses défenseurs se dépeuplaient et plus ses détracteurs augmentaient le volume.
Plus ça allait et plus le doute s’installait. Le diagnostic de cette carrière tricolore écourtée est difficile à établir. Manque d’intensité ou manque de robustesse, manque de rapidité ou manque d’entrain, manque de ceci ou manque de cela. Les nombreux manques auront fini par le chasser de la place. Comme il faisait partie des rares québécois de l’alignement, peut-être se croyait-il à l’abri de l’hécatombe ? Chose certaine, sa carrière n’allait plus nulle part ici, c’était l’évidence.
Il en était réduit à quatre, cinq présences par match, à peine plus, le temps que les vrais soldats reprennent leur souffle. C’est plate à dire, mais c’est ça qui est ça. Il ne restait qu’une seule issue possible, s’il voulait continuer à faire son métier et c’est le choc électrique, le boost. Et c’est ce qui lui a été administré hier après-midi, à la surprise générale.
Il n’en tient maintenant qu’à lui à faire regretter le geste aux décideurs, Martin, Gainey et les autres. Avec le Wild, il n’aura pas continuellement le kodak devant la face et le micro devant la bouche. Au Minnesota, il ne sera pas la vedette médiatique qu’il était ici, il sera un autre joueur, simplement. Et il aura certainement envie de prouver sa valeur.
J’ai hâte. J’ai hâte au dimanche 11 avril 2010. Ce sera le lendemain du dernier match de la saison régulière du Wild du Minnesota, les Stars de Dallas auront été les visiteurs le samedi 10 et on regardera la fiche du Guillaume. J’espère que je dirai « shit! On n’aurait pas du !! » Mais si vous voulez la vérité.
Aujourd’hui, j’en doute
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